No07
Qui est SAINT NICOLAS ?
Saint Nicolas, saint patron et protecteur
des petits enfants et de la Lorraine.
Le personnage de Saint Nicolas est inspiré de Nicolas de Myre appelé également Nicolas de Bari. Il est né à Patara, une cité de Lycie, au sud-ouest de l'Asie Mineure (région appelée maintenant Turquie d'Asie) entre 250 et 270 après J-C.
Il est mort le 6 décembre, en 345 ou en 352 dans la ville portuaire de Myre en Asie Mineure.
C'est l'un des saints les plus populaires en Grêce et dans l'Eglise Latine.
On sait qu'il fût Evêque de Myre au 4ème siècle.
Sa vie et ses actes sont entourés de légendes. On dit que le jour de sa naissance il se tint debout dans le bain. Devenu grand, il évitait les divertissements et préférait fréquenter les églises.
Saint Nicolas fît un pélerinage en Egypte et en Palestine. A son retour, son oncle, l'évêque de Myre, mourut. Une petite voix recommanda aux évêques assemblés pour désigner son successeur, d'élire celui qui entrerait le premier à l'église et se nommerait Nicolas.
Au départ, il avait beaucoup souffert à cause de sa conviction chrétienne, car l'empereur régnant, Dioclétien, poursuivait cruellement les chrétiens.
Il fut arrêté et enprisonné, puis fut contraint à vivre un certain temps en exil.
En 313, l'empereur Constantin allait établir la liberté religieuse. Il aurait été présent lors du concile de Nicée. Mais il y a des raisons de douter de sa présence lors du concile de Nicée, puisque son nom n'est pas mentionné dans l'ancienne liste des évêques ayant participé.
Avant sa mort, saint Nicolas s'était rendu auprès du Saint-Père à Rome, et, sur le chemin de retour, il s'était séjourné dans la ville de Bari en Italie méridionale.
Saint Nicolas serait décédé un 6 décembre 343, victime de persécutions sous l'Empire Romain. Pour cette raison, on célèbre la Saint-Nicolas le 6 décembre. Il fut enterré à Myre. En 1087, des marchands italiens volèrent ses ossements à Myre et les emportèrent à Bari.
Les légendes traditionnelles de Saint Nicolas furent pour la première fois recueillies et écrites en Grêce par Metaphrastes au 10ème siècle.
Après sa mort, Saint Nicolas a alimenté une multitude de légendes qui reflètent sa personnalité généreuse.
Chaque épisode de sa vie a donné lieu à lieu à un patronage ou une confrérie d'un métier ou d'une région.
C'est l'un des saints le plus souvent représenté dans l'iconographie religieuse : sur les vitraux des églises, dans les tableaux, en statue, sur les taques de cheminée, les images d'Epinal, etc... Ses légendes offraient aux imagiers une riche matière.
Saint Nicolas est fêté tous les 6 décembre,dans l'est (Lorraine et Alsace), le nord de la France, la Belgique, l'Allemagne, la Hollande, l'Autriche, les Pays Bas. Il fait le tour des villes pour récompenser les enfants sages. Il visite les écoles maternelles, distribue des friandises aux enfants (du pain d'épices et des oranges) et se voit remettre les clés de la ville par le maire. Chars, défilés prestigieux, feux d'artifices... Saint Nicolas est une fête importante dans la vie culturelle de ses régions.
Saint Nicolas, dans son costume d'évêque fait équipe avec un personnage sinistre, le père Fouettard. Celui-ci, tout vêtu de noir n'a pas le beau rôle puisqu'il est chargé de distribuer les coups de trique aux garnements.
La Saint Nicolas est aussi l'occasion pour tous les petits Lorrains de recevoir des cadeaux trois semaines avant que le Père Noël ne passe dans les cheminées.
Il existe une multitude de personnages, qui entretiennent une relation plus ou moins évidente au christianisme, chargés de la distribution des cadeaux de Noël. En Italie les enfants reçoivent parfois les cadeaux de la " Befana " dont le nom provient vraisemblablement du mot " épiphanie ".
En Allemagne et dans l'est de la France surtout en Lorraine et en Alsace, c'est Saint Nicolas, patron des enfants, qui apporte les présents. Dans ces régions la date du 6 décembre, fête de la Saint Nicolas, revêt autant d'importance, si ce n'est pas plus que Noël, le 25 décembre.
No08
C'est Saint Nicolas qui a inspiré le Père Noël.
On retrouve dans la représentation du Père Noël tout ce qui faisait la symbolique du personnage de Saint Nicolas :
la longue barbe blanche, la mitre qui est devenu un bonnet de fourrure, le grand manteau rouge. Il voyage dans un traîneau tiré par des rênes, Saint Nicoals voyageait sur le dos d'un âne. Pour cette raison, dans certaines régions de France, les enfants déposent sous le sapin de Noël, un verre de vin pour le Père Noël et une carotte pour son âne.
Chaque région de France lui donna un nom différent :
le Père Noël est appelé " Chalande " en Savoie,
" Père janvier " en Bourgogne et dans le Nivernais,
" Olentzaro " dans le pays basque ou encore
" Barbassionné " en Normandie.
Saint Nicolas a été importé aux Etats-Unis au XVIIe siècle par les immigrés allemands ou hollandais où il aurait pris une l'ampleur commerciale que nous connaissons actuellement, subit des transformations vestimentaires et culturelles pour se transformer en un Père Noël plus convivial et serait ensuite revenu en Europe.
Pour les américains, Saint Nicolas est Sinter Klaas qui devint Santa Claus.
C'est en 1931, que le père Noël prit finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola. Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le père Noël avait désormais une stature humaine (le rendant ainsi plus convaincant et nettement plus accessible), un ventre rebondissant, une figurine sympathique, un air jovial et une attitude débonnaire. La longue robe rouge a été remplacée par un pantalon et une tunique. Ceci est plus marqué aux Etats Unis, car en France, le père Noël a conservé une longue robe rouge.
Coca Cola souhaitait ainsi inciter les consommateurs à boire du Coca Cola en plein hiver.
Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffusa ce portrait du père Noël dans la presse écrite et, ensuite, à la télévision partout dans le monde. L'idée que les enfants se font aujourd'hui du père Noël est fortement imprégnée de cette image.
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Les Celtes considéraient le 24 décembre, comme le jour de la renaissance du Soleil. Ils avaient coutume d'associer un arbre à chaque mois lunaire, ils avaient dédié l'épicéa, qui était l'arbre de l'enfantement, à ce jour-là.
Au XIe siècle, les fidèles avaient coutume de présenter des scènes appelées Mystères, dont celle du Paradis. L'arbre du Paradis était souvent symbolisé par un sapin garni de pommes rouges.
C'est en 1521 que le sapin ou arbre de Noël ou encore arbre du Christ a été mentionné pour la première fois en Alsace. Il existe également des documents attestant d'une fête le 24 décembre
Au XIIe siècle la tradition du sapin apparait en Europe, en Alsace.
On parle alors de décorer les maisons avec des branches coupées 3 jours avant Noël.
Il était répandu en Alsace et dans la région de Bâle. Il représentait à l'origine l'Arbre d'Eden dans les mystères joués la veille de Noël sur les bords du Rhin. Pour le décorer, on attachait des pommes à ses branches.
Il existe également des documents attestant d'une fête le 24 décembre 1510 à Riga en Lettonie où des marchands dansaient outour d'un arbre décoré de roses artificielles avant de le brûler.
En 1546, on parle sérieusement d'arbres de Noël quand la ville de Sélestat en Alsace autorise à couper des arbres verts pour Noël, au cours de la nuit de la Saint Thomas, le 21 décembre.
Symbole de la vierge, les roses faisaient partie de la panoplie de décoration pour parer les sapins en Alsace au XVIe siècle, ainsi que des pommes, des confiseries et des petits gâteaux qui ressemblaient à des hosties.
Les pommes avaient également une valeur symbolique, car sur l'ancien calendrier des saints, le 24 décembre était réservé à Eve et Adam, canonisés par les Eglises orientales.
A l'époque l'église considérait l'arbre de Noël comme une pratique païenne et franc-maçonne.
Et ce fût le cas jusqu'au milieu du XXe siècle.
En fait, avant que la fête de Noel n'existe, il existait déjà un rite paien lors des fêtes du solstice d'hiver : on décorait un arbre, symbole de vie, avec des fruits, des fleurs, du blé.
Plus tard, on accrocha une étoile au sommet de l'arbre, symbole de l'étoile de Bethléem qui guida les Rois Mages. Dès lors il conquit peu à peu les communes protestantes d'Allemagne du nord et les grandes villes et occupa une place de choix dans les églises des deux religions.
Une gravure de 1806, représente un sapin décoré avec des petits personnages, des animaux, des oiseaux et des gâteaux découpés.
En 1560, au moment de la Réforme, les protestants se refusent à représenter la Nativité par une crèche comme les catholiques. Ils préfèrent développer la tradition du sapin de Noël, arbre qui symbolise le paradis d'Adam et Eve et la connaissance du bien et du mal.
La tradition du sapin de Noël se répand dans les pays d'Europe Protestante, en Allemagne et en Scandinavie.
Au XVII et XVIIIe siècle on commence à voir des premiers sapins illuminés.
Comme la cire était couteuse, on plaçait des coquilles de nois remplies d'huile à la surface de laquelle une petite mèche flottait ou des chandelles souples que l'on nouait autour des branches.
C'est au XIXe siècle que le sapin de Noël prend son essor.
Cette coutume de l'arbre de Noël arriva en Grande Bretagne dans les années 1840. La jeune reine Victoria et son époux le roi Albert le firent apprécier dans tout le pays. Les époux mirent l'arbre de Noël allemand avec ses lumières brillantes au centre de la fête familiale de Noël au château de Windsor.
Il fit ensuite son apparition aux Etats Unis à la Maison Blanche.
En France, l'arbre de Noël fut introduit à Versailles par Marie Leszcynska, femme de Louis XV en 1738.
En 1837 Hélène de Mecklembourg, duchesse d'Orléans et d'origine allemande fait décorer un sapin aux Tuileries.
Cette tradition se généralisa après la guerre de 1870 dans tout le pays.
Les Emmigrés d'Alsace-Lorraine font largement connaître la tradition du sapin aux français : "Là où il y a une famille alsacienne, il y a un sapin de Noël". A la fin du XIXe siècle tout le pays l'a adopté.
C'est à partir de 1880 qu'on a pu voir les premières décorations avec des ampoules électriques aux Etats Unis.
Mais c'était tout de même rare car au au début du siècle le prix d'une guirlande d'ampoules représentait un salaire hebdomadaire moyen.
L'arbre de Noël regroupe plusieurs symboles montrant les richesses que nous offre la nature :
la lumière, les anges, les fruits des vergers, des champs, de la forêt et de la mer.
L'étoile qui brille à son faîte annonce la fin du voyage, le havre de paix.
Au XIe siècle, on présentait des scènes appelées Mystères,
dont celle du Paradis fort populaire durant l'Avent.
Garni de pommes rouges, un sapin symbolisait alors l'arbre du Paradis.
Au cours du XVe siècle, les fidèles commencèrent à l'installer dans leurs maisons,
le 24 décembre, jour de la fête d'Adam et Ève.
Toutefois, le premier arbre de Noël tel que nous le connaissons,
mais sans lumières encore, serait apparu en Alsace en 1521.
Il fut ensuite introduit en France par la princesse Hélène de Mecklembourg qui l'apporta à Paris en 1837,
après son mariage avec le duc d'Orléans.
Au XVIIIe siècle, la coutume du sapin décoré était déjà bien implantée en Allemagne,
en France et en Autriche.
En 1841, le prince Albert (originaire d'Allemagne), époux de la reine Victoria,
fit dresser un arbre de Noël au château de Windsor, en Angleterre.
De la cour, la mode du sapin de Noël se répandit rapidement chez la bourgeoisie
et se propagea ensuite chez les gens du peuple.
À l'époque victorienne, un beau sapin de Noël devait avoir six hauteurs de branches
et être posé sur une table recouverte d'une nappe de damas blanc.
On le parait de guirlandes, de bonbonnières et de fleurs en papier.
Son introduction au Canada se fit vers la fin du XVIIIe siècle,
avant même qu'il ne devienne une pratique courante en Angleterre.
Les divers éléments servant à son ornementation furent d'abord conçus à la maison,
avant d'être produits en industrie.
Au milieu du XVIIe siècle, l'illumination du sapin se faisait au moyen de petites bougies.
Elles seront remplacées, au début du XXe siècle, par des ampoules électriques.
D'autres variantes, tels les sapins extérieurs et artificiels, apparaîtront au tournant du XXe siècle.
Jusque dans les années 1950 c'est l'Allemagne et les pays d'Europe de l'est qui restent le coeur de production des ornements d'art.
Les artisans travaillaient de nombreaux matériaux comme le verre soufflé, filé, moulé, le métal, la cire et le bois.
On fabriquait aussi des petits personnages en coton, des cheveux d'anges métalliques (origine lyonnaise).
La boule de Noël qui décore les sapins est née à Meisenthal en Moselle.
Traditionnellement, on y accrochait des pommes mais en 1858, l'hiver fut si rigoureux qu'il n'y eu plus de pommes.
Un artisan verrier eut l'idée pour donner quand même un peu de joie à la fête de créer des boules représentant une pomme
et d'autres fruits.
La boule de Noël était née.