Le Cinéma
Publié le 22/11/2006 à 12:00 par worldfantasy
Date de sortie : 17 Mai 2006
Réalisé par Ron Howard
Avec Tom Hanks, Audrey Tautou, Jean Reno
Film américain. Genre : Thriller
Durée : 2h 32min. Année de production : 2005
Titre original : The Da Vinci Code
Une nuit, le professeur Robert Langdon, éminent spécialiste de l'étude des symboles, est appelé d'urgence au Louvre : le conservateur du musée a été assassiné, mais avant de mourir, il a laissé de mystérieux symboles... Avec l'aide de la cryptologue Sophie Neveu, Langdon va mener l'enquête et découvrir des signes dissimulés dans les oeuvres de Léonard de Vinci. Tous les indices convergent vers une organisation religieuse aussi mystérieuse que puissante, prête à tout pour protéger un secret capable de détruire un dogme deux fois millénaire...
De Paris à Londres, puis en Ecosse, Langdon et Sophie vont tout tenter pour déchiffrer le code et approcher les secrets qui remettent en cause les fondements mêmes de l'humanité...
Adapté du best-seller de Dan Brown
Da Vinci Code est l'adaptation du célèbre roman éponyme de Dan Brown. Sorti en mars 2003 aux Etats-Unis et l'année suivante en France, le thriller religieux s'est vendu à plus de 40 millions d'exemplaires à travers le monde, faisant de lui un véritable phénomène de société. Les droits d'adaptation du roman ont été achétés par la Columbia dès Juin 2003.
Tournage en Europe
Le tournage a débuté le 30 juin 2005 à Paris pour se terminer en Angleterre le 19 octobre de la même année. Fait exceptionnel, le gouvernement français a autorisé l'équipe du film à effectuer des prises de vue à l'intérieur même du Louvre.
Tournage interdit...
Les autorités religieuses britanniques ont refusé à Ron Howard le droit de tourner dans l'Abbaye de Westminster critiquant au passage les théories mises en avant par Dan Brown. Le tournage s'est finalement déroulé dans une autre église londonienne, Lincol Church. La production a toutefois été bloquée par des manifestants religieux et a dû verser près 180 000 dollars aux associations afin d'y poursuivre le tournage. En France, l'église de Saint-Sulpice a, elle aussi, refusé d'ouvrir ses portes à l'équipe de tournage
Ron Howard entouré de ses fidèles
Pour tourner Da Vinci code, le réalisateur Ron Howard s'est entouré du producteur Brian Grazer qui le suit régulièrement depuis Splash. Il a aussi fait appel au scénariste Akiva Goldsman avec qui il a collaboré sur ses derniers films : Un homme d'exception et De l'ombre à la lumière.
Un procès menaçant la sortie du film
L'éditeur du Da Vinci Code a été attaqué en justice pour plagiat par Michael Baigent et Richard Leigh, auteurs de l'ouvrage Le sang sacré. Ces derniers reprochaient à l'éditeur Random House (qui avait publié leur propre livre en 1982) et au romancier d'avoir utilisé dans le Da Vinci Code les thèmes et la structure de leur travail de recherche, notamment autour de la supposée descendance de Jésus-Christ et Marie-Madeleine. Les juges ont toutefois donné raison à Dan Brown et son éditeur rendant ainsi la sortie en salles possible.
L'Opus Dei fait pression
L'Opus Dei, l'organisation catholique attaquée dans le roman, a longtemps insisté pour que son nom ne soit pas cité dans le film. Finalement, la production et l'organisation ont convenu de diffuser en début de générique un message type afin de protéger les intérêts de l'Opus Dei : "Toute similitude avec des faits réels ne serait que pure coïncidence".
Une réplique de La Joconde
Si l'équipe de tournage a pu tourner à l'intérieur même du musée du Louvre, une réplique de La Joconde a toutefois été utilisée lors des prises de vue afin de protéger la vraie peinture de Léonard de Vinci.
Site officiel : http://www.davincicode-lefilm.fr/
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Publié le 10/01/2007 à 12:00 par worldfantasy
Apocalypto:
Date de sortie : 10 Janvier 2007
Réalisé par Mel Gibson
Avec Rudy Youngblood, Raoul Trujillo, Dalia Hernandez
Film américain. Genre : Historique, Drame, Action
Durée : 2h 18min. Année de production : 2006
Interdit aux moins de 12 ans
Dans les temps turbulents précédant la chute de la légendaire civilisation Maya.
Jeune père porteur de grandes espérances, chef de son petit village, Patte de Jaguar vit une existence idyllique brusquement perturbée par une violente invasion. Capturé et emmené lors d'un périlleux voyage à travers la jungle pour être offert en sacrifice aux Dieux de la Cité Maya, il découvre un monde régi par la peur et l'oppression, dans lequel une fin déchirante l'attend inéluctablement.
Poussé par l'amour qu'il porte à sa femme, à sa famille et à son peuple, il devra affronter ses plus grandes peurs en une tentative désespérée pour retourner chez lui et tenter de sauver ce qui lui tient le plus à coeur.
Secrets de tournage:
"Apocalypto", kesako ?
En langue grecque, le terme "Apocalypto" signifie "nouveau départ".
Quand la pluie fait des siennes
La sortie américaine d'Apocalypto a dû être repoussée de quatre mois, d'août 2006 à décembre 2006, en raison des pluies diluviennes qui se sont abattues sur le tournage.
Tournage mexicain
Le tournage d'Apocalypto s'est intégralement déroulé au Mexique, dans une épaisse forêt aux abords de Catemaco, portant le surnom de "La Jungla". L'équipe logeait dans une vaste plantation de cannes à sucre, à quarante-cinq minutes de Veracruz où ils ont pu reconstituer tout une métropole maya. Des ouvriers du pays ont notamment participé au projet, ce qui a contribué à relancer l'essor économique de la région.
A la recherche des Indigènes
Mel Gibson a engagé des acteurs non professionnels pour donner le plus d'authenticité possible à son film. Le casting s'est déroulé du Mexique jusqu'en Amérique centrale.
Un acteur au sang neuf
L'interprète principal de Patte de Jaguar se nomme Rudy Youngblood. Mel Gibson l'a choisi pour ses qualités physique et son talent de chanteur. Seul Rudy n'a jamais joué dans un autre film, au contraire des autres comédiens, qui ont au moins fait une apparition dans un long métrage.
Un vrai vieux sage
Pour le rôle du vieux sage, l'équipe du film a recruté un vrai conteur maya d'un petit village de Yucatan appelé Espiridion Acosta Cache pour renforcer l'authenticité du film.
Interprété en langue maya !
Après sa très controversée Passion du Christ (2004), interprétée en araméen, l'Américain Mel Gibson dévoile avec Apocalypto un nouveau long métrage atypique dont les dialogues sont cette fois-ci écrits et déclamés dans un dialecte maya : le Yucatèque. Pour bien apprendre sa prononciation et son intonation, chaque acteur s'est vu confié un lecteur MP3 pour se mettre le langage en tête, et des spécialistes étaient présents sur le tournage pour apporter des corrections éventuelles.
Parler une autre langue avec une autre bouche
En plus d'apprendre le langage Maya Yucatèque, les acteurs devaient aussi porter de fausses dents. Le challenge était donc de s'immerger au maximum dans une culture quasiment inconnue tout en paraissant crédible.
Le mentor Zero Loup
Le comédien Raoul Trujillo, interprète de Zéro Loup, explique que son personnage n'est pas fondamentalement méchant, il représente "le côté obscur du héros" et aide justement mieux le personnage à se dépasser et à se réaliser: " Il le guide dans toutes les étapes nécessaires à son développement pour qu'il puisse devenir un homme et représenter un espoir pour l'humanité et les générations futures ".
Le concept de la peur
Pour le réalisateur, le véritable ennemi du film n'est pas Zero Loup, l'indien qui poursuit le héros, mais la peur elle-même: "Le méchant principal du film n'est pas une personne, c'est le concept même de la peur. Et pour pouvoir se dépasser, le héros doit apprendre à surmonter ses propres peurs... comme nous tous!"
La caméra Genesis
Pour filmer les paysages uniques du monde maya, Mel Gibson a fait appel à Dean Semler, déjà oscarisé pour sa magnifique photographie de Danse avec les loups. Afin de bien capter tous les grands mouvements du film, Dean Semler a utilisé le tout nouveau procédé de la Caméra haute définition Genesis de Panavision: " Cet équipement a donné des résultats extraordinaires dans les scènes de poursuite en nous permettant d'obtenir des images que nous n'aurions pas pu capter avec d'autres caméras. Tout est là, on s'y sent réellement ". En plus de résister aux conditions extrêmes de la jungle comme la pluie intense ou la chaleur cuisante, la caméra Genesis exploite au maximum la lumière naturelle, comme dans la très belle scène du feu de camp où les flammes vacillantes éclairent une multitude de détails.
La cité imaginaire de Tom Sanders
Mel Gibson a aussi fait appel à un ancien collaborateur pour reconstituer le monde maya d'Apocalypto: Tom Sanders, déjà habitué des épopées sur Braveheart, Il faut sauver le soldat Ryan et Dracula. Face au manque de données historiques sur le mode de vie des villages pauvres mayas, il a dû concevoir par lui-même le village de Patte de Jaguar de façon réaliste. Il a donc construit des huttes en forme de nids, pour contraster avec la verticalité des colonnes de la riche cité maya. Il voulait aussi profiter de la matière de ces huttes en bois pour permettre de voir à travers les branches le massacre du village. En arrivant sur le lieu du tournage, le Dr Hansen, principal consultant du film, s'est écrié : "Le passé a été ramené à la vie avec un réalisme rare !"
Un parallèle avec notre monde
Pour bien s'imprégner de la culture Maya, Mel Gibson et la scénariste Farhad Safinia ont fait beaucoup de recherches auprès du Dr Richard Hansen, archéologue et expert en culture Maya. " Il se trouve que les archéologues et les anthropologues pensent que la civilisation maya s'est heurtée à des problèmes incroyablement similaires à ceux de notre époque, à savoir la généralisation des dégradations environnementales, d'une consommation excessive et de la corruption politique ", remarque Farhad Safinia. " Si une société ne tire pas les leçons de son histoire, elle se condamne à la revivre ", renchérit le Dr Hansen.
Publié le 10/01/2007 à 12:00 par worldfantasy
Date de sortie : 20 Décembre 2006
Réalisé par Stefen Fangmeier
Avec Edward Speleers, Jeremy Irons, Rachel Weisz
Film américain. Genre : Fantastique
Durée : 1h 45min. Année de production : 2005
Distribué par Twentieth Century Fox France
Synopsis :
Autrefois, la paix et la prospérité régnaient en terre d'Alagaësia. Les Dragons avaient alors fait don à leurs Dragonniers de pouvoirs magiques, et même de l'immortalité. Aucun ennemi ne pouvait les vaincre... jusqu'à ce que l'un des leurs, Galbatorix, décide de trahir pour s'approprier tous ces pouvoirs et en jouir seul en détruisant tous les autres Dragonniers.
Un jeune homme, Eragon, découvre un oeuf étrange aux lueurs bleues, qui donne naissance à un Dragon femelle. Il le baptise Saphira. Le temps des Dragonniers est revenu...
Avec l'aide de son mentor, Brom, Eragon va découvrir quel est son vrai destin. Lui seul peut faire renaître l'âge d'or de la justice, il est l'unique espoir du peuple d'Alagaësia, mais pour cela il va devoir affronter Galbatorix et vivre la plus fabuleuse des sagas...
Adaptation
Le film Eragon est l'adaptation du best-seller d'héroic-fantasy écrit par Christopher Paolini. Vendu à deux millions et demi d'exemplaires rien qu'en Amérique du Nord, ce premier roman est resté classé pendant quatre-vingt sept semaines consécutives sur la liste des meilleures ventes du New York Times. Publié ensuite dans 38 pays, Eragon est le premier livre de la trilogie L'Héritage - le second s'intitule L'Aîné et le troisième est en cours d'écriture. Christopher Paolini confie : "J'ai conçu à l'origine "Eragon" comme un film, j'avais clairement imaginé dans mon esprit les personnages et l'action. Mais comme je n'avais pas l'argent nécessaire pour produire un film, j'ai commencé à écrire un livre... Et voilà qu'aujourd'hui, l'histoire existe au cinéma !"
Premier film
Eragon marque la première réalisation de Stefen Fangmeier. Issu de l'industrie des effets spéciaux, on a pu le voir à l'oeuvre avec Signes, Master and commander : de l'autre côté du monde ou encore Il faut sauver le soldat Ryan. Il a remporté trois BAFTA Awards et a été nommé à quatre reprises à l'Oscar.
Nouveau visage
Inconnu du grand public, le jeune Edward Speleers a connu un véritable conte de fée en étant choisi pour incarner le rôle titre du film. Alors qu'il n'avait auparavant joué qu'en amateur dans des spectacles scolaires, il a finalement été choisi parmi 180 000 autres prétendants quelques semaines seulement avant le début du tournage. Il compare son aventure personnelle à celle du héros du film : "Je me lançais dans une toute nouvelle aventure, exactement comme Eragon. J'avais jusque-là une vie bien structurée, régulière, et je me retrouvais d'un seul coup dans ce monde incroyable, à tenir le rôle principal d'une superproduction... Un vrai voyage à la recherche de moi-même, à rencontrer des gens nouveaux, à vivre des expériences inédites... comme Eragon !"
Des dragons sans donjons
Jeremy Irons, qui prête ses traits à Brom le mentor d'Eragon, est un habitué des dragons. L'acteur britannique avait en effet incarné un sorcier maléfique essayant de contrôler les créatures légendaires dans Donjons & dragons en 2000.
Retrouvailles
John Malkovich et Jeremy Irons s'étaient déjà donné la réplique dans L'Homme au masque de fer en 2002.
Les combats à l'épée
Jeremy Irons a dû suivre un entraînement particulier pour retranscrire à l'écran la technique de combat à l'épée que décrit Paolini dans son livre. L'acteur explique : "C'est un style de combat très particulier. Cela ressemble aux techniques asiatiques de combat à l'épée, c'est plus ésotérique que le style médiéval anglais. Je me suis entraîné presque tous les jours pour acquérir la force du poignet nécessaire pour jouer les scènes de combat de façon réaliste."
Collaboration entre ILM et Weta
Eragon bénéficie du savoir-faire de deux grands studios spécialisés dans les Effets Visuels : ILM (Star wars : épisode III - La Revanche des Sith, Jurassic Park ) et Weta (Le Seigneur des anneaux : la communauté de l'anneau, King Kong). Les deux sociétés ont d'abord travaillé ensemble afin de créer le dragon Saphira et son animation. L'équipe de Weta s'est ensuite penchée sur les grandes scènes d'action tirant ainsi profit de l'expérience acquise avec les célèbres batailles du Seigneur des anneaux : la communauté de l'anneau.
Mensurations
Au fil de l'histoire, l'aspect du dragon Saphira évolue : la couleur de ses ailes, la taille de sa tête, la longueur de son cou... Quand elle sort de son oeuf, elle mesure un peu plus de vingt centimètres de haut. A la fin, elle mesure 4,50 m de haut sur près de 10 m de long, avec des ailes d'une envergure de 6 à 9 m, et elle pèse quatre tonnes...
Un dragon... animal
Pour créer le design de Saphira, les équipes se sont inspirées de plusieurs animaux. Sa démarche a par exemple était calquée sur celle d'un lion tandis que ses ailes sont inspirées de celles d'un aigle. Enfin, pour imaginer le bébé dragon les animateurs ont étudié des bébés gnous, des lionceaux et des louveteaux.
Un véritable volcan
Les studios étaient trop petits pour accueillir les décors de la forteresse de Vardens. L'équipe du film a alors choisi de tourner dans une carrière abandonnée et un cratère volcanique en Hongrie, près de la frontière autrichienne. Avant même que la construction du décor proprement dite ne puisse commencer, il a fallu construire une route d'accès pour atteindre le haut du cratère. Il a fallut 16 semaines de préparation, de construction et de décoration
Tournage international
L'équipe du film, basée à Budapest en Hongrie, a réuni près de 500 personnes en tout. Le tournage s'est également déroulé en Slovaquie et aux célèbres studios de Pinewood en Angleterre.
Un autre Eragon
Alex Pettyfer (Alex Rider : Stormbreaker) s'était également vu offrir le rôle d'Eragon. Mais le jeune acteur était finalement trop jeune pour incarner le dragonnier.
La bible des fans
En novembre 2006, les éditions Bayard Jeunesse ont publié un ouvrage intitulé Eragon. Les secrets du tournage, qui développe chacun des aspects de la réalisation du long métrage, depuis la conception de l'univers graphique jusqu'à son exploitation en salle.
Publié le 10/01/2007 à 12:00 par Worldfantasy
Date de sortie : 06 Décembre 2006
Réalisé par George Miller
Avec Clovis Cornillac, Elijah Wood, Robin Williams
Film américain, australien. Genre : Animation, Aventure
Durée : 1h 48min. Année de production : 2005
Film pour enfants à partir de 6 ans
Distribué par Warner Bros. France
Synopsis
Un manchot de l'Antarctique n'arrivera jamais à rien s'il ne sait pas chanter, et le pauvre Mumble est sans conteste le pire chanteur du monde. Son talent à lui, c'est... les claquettes, qu'il pratique en virtuose, avec une ardeur confondante.
Bien que sa maman, Norma Jean, trouve ce don "tout à fait charmant", son père, Memphis, juge que "ça ne fait vraiment pas pingouin". Tous deux savent aussi que leur rejeton ne trouvera l'âme soeur que le jour où il saura pousser son "chant d'amour".
Le hasard fait bien les choses : Gloria, la seule et unique amie de notre héros, est la meilleure chanteuse de la région. Mumble et elle sont copains depuis toujours, bien que cette gracieuse créature ait encore du mal à accepter son étrange "anomalie".
Banni de la tribu, Mumble se lie avec les Amigos de Terre Adélie, un groupe latino exubérant, mené par Ramon...
George Miller fan des enfants
On connaissait le réalisateur George Miller pour sa trilogie futuriste Mad Max, et il nous avait surpris avec Babe, le cochon dans la ville, un film pour enfants où un petit cochon devenu berger affrontait milles dangers dans une ville hostile. Il continue sur cette lancée en réalisant Happy feet, film d'animations pour enfants en images de synthèse qui raconte l'histoire de Mumble, petit pingouin qui ne sait pas chanter au contraire de son espèce, mais qui a un véritable don pour les claquettes! Dans les deux cas, le réalisateur parle de reclus de la société et de marginaux qui essaient de se faire accepter par leurs talents.
Warner entre dans l'arène
Au début du 21ième siècle, seul deux concurrents se disputaient la place de l'animation américaine: Dreamworks et Walt Disney avec Pixar. Depuis, de nombreux autres studios sont entrés dans la course: Tristar et ses Rebelles de la forêt, les studios Aardman qui se sont associés à Dreamworks pour Souris City, et Warner Bros avec Lucas, fourmi malgré lui, Happy feet et Les tortues ninja, adaptation du célèbre dessin animé des années 90.
La mode des pingouins
Depuis le succès mondial de La Marche de l'empereur, les pingouins sont à l'honneur et on peut les apercevoir dans plusieurs films d'animation: Happy feet de George Miller, Les Rois de la glisse, où un pingouin apprend à faire du surf, La farce de l'empereur qui n'est rien d'autre que la parodie du film de Luc Jacquet, et une série consacrée au commando de nos pingouins préférés dans Madagascar!
Comparaison
En réponse aux multiples comparaisons avec l'oscarisé La Marche de l'empereur, le réalisateur se défend : "Le film a été conçu bien avant La Marche de l'empereur, et je me réjouis doublement du succès de ce documentaire, qui nous a aidés à monter notre propre projet."
Mélange des genres
George Miller, réalisateur de nombreux films comme la trilogie Mad Max, Les Sorcières d'Eastwick ou encore Babe, le cochon dans la ville, explique ses critères quant au choix de ses films : "L'histoire est reine ! Ce qui me passionne dans le cinéma, c'est d'explorer les univers les plus variés, mais en essayant toujours de trouver les histoires les plus riches de sens. Je ne vois donc pas de différence fondamentale entre Mad Max, disons, et des fables animalières comme Babe ou Happy Feet."
Origine
Le réalisateur explique l'origine d'Happy Feet : "Je suis fasciné depuis longtemps par la dimension épique de l'Antarctique. Il y a dix ans, en voyant un documentaire sur les manchots, intitulé "Life in the Freezer", j'ai pensé qu'il y avait là un merveilleux sujet de fiction. Les manchots ont une vie extraordinaire, riche d'enseignements pour nous autres humains. Ils arrivent à survivre à l'autre bout de la planète, en se serrant les uns contre les autres, en se communiquant leur chaleur, en chantant pour s'identifier les uns les autres. À nos oreilles, ces signaux se ressemblent tous et ne sont guère plus mélodieux qu'un "couac", mais chaque pingouin perçoit cela comme un chant d'amour unique, distinct de tous les autres, qui lui permet de retrouver son conjoint dans la joyeuse cacophonie produite par les 25000 hôtes de la banquise."
Un casting vocal impressionnant
La version originale de Happy feet s'est entourée d'un beau casting vocal où tout le monde à du pousser la chansonnette. On peut retrouver sur la banquise Elijah Wood, Brittany Murphy, Nicole Kidman, Robin Williams, Hugh Jackman et Miriam Margolyes (déjà la voix de Fly dans Babe, le cochon devenu berger). Face au casting des voix américaines répondent celles de Clovis Cornillac, Marion Cotillard, Sophie Marceau, Kad Merad, Anthony Kavanagh et Marianne James. Que du beau monde!
Souris puis pingouin
Pour Hugh Jackman, 2006 est l'année du doublage ! Avant de le retrouver en pingouin sur la banquise, on le découvrira une semaine avant sur les écrans français dans Souris City, où il double le personnage pincipal, Roddy, une souris des quartiers chics. Il est accompagné par Kate Winslet et Ian McKellen.
Dernier rôle
Le doublage du personnage de Kev est le dernier rôle interprété par Steve Irwin. Décédé le quatre septembre dernier à la suite d'une piqûre mortelle infligée par une raie vénéneuse, il s'était fait connaître en 1992 grâce à l'émission télévisée australienne "Crocodile Hunter", dans laquelle il approchait toutes sortes de créatures dangereuses. On a pu le voir en 2002 dans le film Traqueur de croco en mission périlleuse.
Deux en un
En doublant le personnage de Ramon, Robin Williams a laissé parler son côté macho : "Avide d'impressionner les filles, il n'a pas son pareil pour dénicher les petits cailloux qui les rendent folles de lui. C'est une des raisons qui m'ont donné envie de l'interpréter et d'aller à la recherche du pingouin macho qui sommeille en moi comme en chaque homme.". Réputé pour ses dons d'imitations, le comédien interprète aussi l'excentrique Lovelace
Robin Williams quatrième !
Happy feet est le quatrième film dont Robin Williams assure le doublage d'un ou plusieurs personnages. C'est avec le dessin animé Les Aventures de Zak et Crysta dans la forêt tropicale de Ferne Gully (1992) que Robin Williams prête sa voix à un personnage pour la première fois au cinéma. Il renouvelle l'expérience en 1993 dans Aladdin de Walt Disney où il double l'inoubliable génie, puis en 2005 dans le film d'animation Robots, où il incarne Fender.
L'Australie à l'honneur
Le réalisateur George Miller, d'origine australienne, a confié le doublage des parents de Mumble à deux célèbres acteurs australiens, Nicole Kidman et Hugh Jackman. Miller, qui a été producteur et réalisateur des premiers succès télévisés de Nicole Kidman, déclare que c'est "merveilleux de pouvoir travailler à nouveau avec Nicole . Elle est vraiment quelqu'un de rare. Lorsque le producteur Doug Mitchell l'a appelée pour lui parler du film, elle a tout de suite accepté. Plus tard, lorsque je me suis étonné qu'elle n'ait pas demandé à lire le script, Nicole m'a répondu que le souvenir de nos premières collaborations lui suffisait amplement. J'ai été ému par cette marque de confiance."
Le droit à la différence
Elijah Wood, qui double le jeune Mumble dans la version originale, analyse son personnage : "Mumble a une entière confiance en ses possibilités. Lucide et déterminé, il ne considère pas son don comme un problème, et n'a nulle intention d'y renoncer. Il l'indique clairement : "Oui, j'ai cette aptitude qui peut vous sembler bizarre, mais, pour moi, elle n'a rien d'anormal, et c'est donc à vous de vous y faire."". A travers Mumble, le message du droit à la différence est important pour l'acteur : "nous devrions refuser tout compromis portant atteinte à notre individualité, dès lors qu'il s'agit seulement de faire plaisir aux autres."
Danseurs virtuels
Pour les séquences de danse, le réalisateur a souhaité que chaque pingouin bouge de façon personnelle. Pour cela, il a utilisé la méthode de motion capture, qui consiste à revêtir chaque danseur d'une combinaison spéciale possédant des capteurs qui enregistrent chaque mouvement du corps. Avec ce procédé, il a pu ainsi enregistrer simultanément jusqu'à dix-sept danseurs. La société d'effets spéciaux Animal Logic développa en cours de production un nouvel instrument de motion capture permettant d'insérer, en temps réel, les personnages dans un espace réaliste. George Miller raconte cette expérience : "Mes acteurs jouaient sur un plateau nu, mais leurs homologues manchots évoluaient au même moment sur une banquise virtuelle envahie de monticules, de blocs de glace, etc. Je pouvais ainsi adapter le jeu du comédien à la nature du terrain, leur demander de mimer l'effort, de glisser, de chuter, etc. C'est un atout incroyable et un pur bonheur de pouvoir travailler simultanément sur deux mondes et les manipuler à volonté. Je ne pense pas que nous aurions pu tourner ce film autrement."
Accident musical
A l'origine, Happy Feet ne devait pas être un film musical. Le réalisateur confirme : "C'est en cours d'écriture que j'ai réalisé la nécessité de ces chansons. Et lorsque Mumble s'est révélé piètre chanteur mais grand danseur de claquettes, le film est devenu quasi automatiquement un musical ? disons, un musical accidentel."
Grand Prince
George Miller avait prévu d'adapter plusieurs chansons de Prince en modifiant les paroles afin de mieux coller au contexte du film, mais ce dernier s'y opposa. Ce n'est que quand il entendit un premier montage qu'il finit par accepter. Il en fut tellement enchanté qu'il offrit d'écrire la chanson du générique de fin, "The Song of the Heart".
Star Ac version pingouin
Pour la version française d'Happy Feet, cinq élèves de la Stac Academy 6 ont été choisi pour doubler deux séquences musicales. Les élèves sélectionnés sont Dominique, Brice, Cynthia, Cyril et Gaël.
Un souci de réalisme.
Pour ce long métrage, George Miller n'a pas voulu donner une apparence trop cartoon ou trop cariacaturale à ses animaux, évitant de flirter avec le graphisme de Madagascar ou des Rebelles de la forêt. Tous les personnages et décors sont traités d'un point de vue très réaliste: les pingouins, les scènes aquatiques, les parties immergées des icebergs, et mêmes les êtres humains qui viennent puiser du pétrôle. De plus, le réalisateur a voulu tirer parti de l'image de synthèse pour oser les plans les plus fous et les plus spectaculaires pour nous livrer un voyage complètement dépaysant du côté de la banquise.
Mission Antarctique
Afin de restituer au mieux toute la beauté visuelle de l'Antarctique, George Miller a envoyé deux équipes sur place pour prendre des photos et collecter des informations. Au terme de ces voyages, 80 000 images ont été réunies.
Prise de conscience
Au-delà du souci de vraisemblance, George Miller, ainsi que l'équipe du film, espèrent que les spectateurs vont être sensibles à la beauté de l'Antarctique afin d'éveiller en eux le désir de la protéger au même titre que le reste de notre environnement. Elijah Wood rajoute : "Nous devons vivre en harmonie avec ces animaux et la nature, et prendre davantage en considération toutes les formes de vie qui coexistent sur notre planète.". De son côté, Brittany Murphy affirme que le message du film est "de première importance. Tout au long de son tournage, nous nous sommes attachés à ses personnages et à son histoire avec le désir de faire quelque chose de spécial. Chaque spectateur pourra interpréter le résultat à sa façon. Pour moi, Happy Feet est un film sur l'appartenance."
Publié le 10/01/2007 à 12:00 par Worldfantasy
Date de sortie : 13 Décembre 2006
Réalisé par Pierre Salvadori
Avec Audrey Tautou, Gad Elmaleh, Marie-Christine Adam
Film français. Genre : Comédie
Durée : 1h 43min. Année de production : 2006
Distribué par TFM Distribution
Synopsis
Jean, serveur timide d'un grand hôtel, passe pour un milliardaire aux yeux d'Irène, une aventurière intéressée.
Quand elle découvre qui il est réellement, elle le fuit aussitôt. Mais Jean, amoureux, se lance à sa poursuite et la retrouve sur la Côte d'Azur.
Rapidement ruiné, il finit par adopter le mode de vie de celle qu'il aime et s'installe comme homme de compagnie dans un magnifique palace.
Ce nouveau statut le rapproche d'Irène qui accepte enfin sa présence. Elle lui donne alors des conseils et sans s'en rendre compte, s'attache de plus en plus à lui...
Point de départ
C'est lors d'une discussion sur ce qui les angoissait et les préoccupait que Pierre Salvadori et son scénariste Benoît Graffin ont eu l'idée de ce film. Le réalisateur raconte ce qu'il en est ressorti : "Le triomphe du pragmatisme sur tout, le pessimisme ambiant qui peut nous faire basculer à tout moment dans le cynisme et nous amener à nous dire que finalement, pour gagner une place au soleil, tous les moyens sont bons". Les personnages se sont construit autour de ce thème : "Ensuite est arrivée Irène, un personnage asservi à une idée très particulière du bonheur, qui confond un peu luxe et sérénité. Puis Jean, effacé et timide jusqu'à la soumission. Et enfin, l'idée du malentendu comique de leur rencontre."
Le personnage d'Irène
Le réalisateur est très satisfait du travail d'Audrey Tautou, notamment pour ses regards et la facilité avec laquelle elle passe d'un sentiment à l'autre dans la même scène. Selon le réalisateur, "elle y arrivait tellement que je lui en demandais encore plus !". Elle s'est beaucoup investi dans le personnage d'Irène et a même suggéré de créer un contraste entre le côté luxueux de son apparence physique et de ses vêtements avec le côté modeste de ses origines sociales trahies par sa voix et ses intonations.
Le choix de Gad
Dès qu'il a vu Gad Elmaleh au théâtre, Pierre Salvadori a tout de suite pensé à lui pour le rôle de Jean. Il voulait un comédien "qui puisse être presque invisible, neutre, et progressivement acquérir une élégance, une beauté, devenir un magicien, quelqu'un qui peut débrouiller pleins de situations. Et aussi quelqu'un qui sache se servir aussi bien de son corps. Un vrai corps burlesque. Précis."
Jean et ses alter ego
Le personnage incarné par Gad Elmaleh, garçon timide et inquiet, est récurrent dans les films de Pierre Salvadori. En effet, les personnages de François Cluzet (Les Apprentis), Guillaume Depardieu (Cible émouvante), de Marie Trintignant (Comme elle respire) ont beaucoup de points communs : "Ce sont des personnages qui me bouleversent. Ils désirent accéder au monde et en faire partie, alors qu'ils n'ont rien pour ça. Ils n'ont pas le " mode d'emploi ". Comme beaucoup de mes personnages, Jean est un personnage soumis, écrasé par sa timidité, que ses désirs vont émanciper", confirme le cinéaste.
Une équipe qui gagne
Pierre Salvadori sait s'entourer. Le chef opérateur Gilles Henry travaille avec lui depuis ses débuts : "On se connaît tellement bien, on en arrive aujourd'hui à un degré de collaboration passionnant. Il sait désormais quelle est la langue que j'utilise ou que j'aime utiliser quand je fais un film. C'est très précieux !" témoigne Salvadori. Camille Bazbaz, qui a composé la musique de Hors de Prix, collabore avec Salvadori depuis Comme elle respire. Le cinéaste ne tarit pas d'éloges sur l'artiste : "Quand on s'est rencontrés, on s'est rendu compte qu'on avait beaucoup d'affinités et de vrais goûts communs en matière de musique, comme de cinéma (...) Son travail est très fin, très réfléchi."
Objet fétiche
Pierre Salvadori applique fréquemment dans ses films la méthode de Lubitsch, baptisée "images expressives", qui consiste à donner de l'importance à un objet apparemment insignifiant. Dans Hors de prix, c'est une pièce d'un euro qui représente les ambiguïtés entre les personnages et sert de relais entre eux et les spectateurs.
Lubitsch et les autres
Outre son admiration pour Ernst Lubitsch, Salvadori cite plusieurs autres cinéastes de l'âge d'or d'Hollywood comme référence, tel que Gregory La Cava ou Mitchell Leisen. Il se repasse en boucle leurs films "pour essayer de ne pas faire n'importe quoi, de ne pas fournir la comédie de plus qu'on vous réclame toutes les cinq minutes. Je ne les quitte plus de l'oeil, je les regarde comme une boussole pour ne pas perdre le nord !"
Publié le 10/01/2007 à 12:00 par Worldfantasy
Date de sortie : 20 Décembre 2006
Réalisé par Patrice Leconte
Avec Daniel Auteuil, Dany Boon, Julie Gayet
Film français. Genre : Comédie
Durée : 1h 34min. Année de production : 2006
Distribué par Wild Bunch Distribution
Histoire:
Un marchand d'art fait un pari : il a dix jours pour trouver un meilleur ami. Il se lance alors dans un casting fou pour finalement jeter son dévolu sur un chauffeur de taxi volubile et chaleureux. Il va le séduire pour gagner son pari. Mais peut-on tricher avec l'amitié ?
Secrets de Tournage:
Une idée originale
L'idée de Mon meilleur ami est née avant le tournage des Bronzés 3 amis pour la vie. Le scénario est une histoire originale imaginée par Olivier Dazat.
Une histoire d'amour dont on aurait changé les prénoms
Patrice Leconte a accepté de réaliser le film car l'histoire lui permettait " de parler d'amitié et de l'absence d'amitié ". Le réalisateur ajoute qu'à ses yeux " c'est comme raconter une histoire d'amour. Il s'agit juste de changer les prénoms. "
L'amitié, un thème récurrent
Mon meilleur ami, réalisé juste après Les Bronzés 3 amis pour la vie, parle une fois de plus de l'amitié. Ce thème est récurrent dans la carrière de Patrice Leconte qui avoue que ce sujet lui tient particulièrement à coeur. Le réalisateur ajoute qu'il est, comme le héros de son film, incapable de dire qui est son meilleur ami...
Un mélange de genres
Parti pour tourner une comédie, Patrice Leconte a souhaité apporter plus de profondeur au film et traiter le sujet avec moins de légèreté. Ce film est peu à peu devenu un mélange de genres, entre comédie et drame.
Daniel Auteuil, l'opposé de François
Patrice Leconte a pensé à Daniel Auteuil pour le rôle de François parce que l'acteur est à l'opposé du personnage. Pour le réalisateur, le film n'aurait pas aussi bien fonctionné avec un acteur étant le pléonasme de François.
Une seconde collaboration
C'est la seconde collaboration de Patrice Leconte et de Jérôme Tonnerre. Les deux hommes avaient déjà travaillé ensemble sur le scénario de Confidences trop intimes.
Troisième film pour Daniel Auteuil et Patrice Leconte
C'est la troisième fois que Patrice Leconte et Daniel Auteuil travaillent ensemble. L'acteur avait déjà été dirigé par le réalisateur sur les tournages de La Fille sur le pont et de La Veuve de Saint-Pierre.
Une première pour Patrice Leconte et Dany Boon
Patrice Leconte a souhaité travailler avec Dany Boon après l'avoir vu dans La Doublure de Francis Veber. C'est la première fois que les deux hommes travaillaient ensemble.
Second film mais première rencontre pour Daniel Auteuil et Dany Boon
Dany Boon et Daniel Auteuil s'étaient rencontrés sur le plateau de La Doublure de Francis Veber, mais les deux acteurs s'étaient simplement croisés et n'avaient pas tournés ensemble. C'est donc la première fois qu'ils jouaient réellement ensemble.
Des références à des jeux célèbres
Après avoir fait un clin d'oeil au jeu radiophonique Le jeu des 1000 Francs dans Tandem, Patrice Leconte fait, cette fois-ci référence à Qui veut gagner des millions avec Jean-Pierre Foucault dans son propre rôle. Le réalisateur s'est intéressé à ce jeu télévisé pour le joker " appel à un ami ".
Sur une musique de l'Attirail
Pour la musique, Patrice Leconte a fait appel à un groupe dirigé par Xavier Demerliac : L'Attirail. Les deux hommes se sont rencontrés lors de l'élaboration de la bande originale de La Fille sur le pont avec Vanessa Paradis.
Une musique joyeuse
Patrice Leconte avait promis à Xavier Demerliac qu'il lui commanderai une musique de film. Ce qu'il fit pour Mon meilleur ami, "parce que la musique de Xavier Demerliac se rapproche de la fanfare et a quelque chose de joyeux, très loin de l'émotion facile."
Plus que trois longs métrages pour Leconte
Patrice Leconte a annoncé qu'après Mon meilleur ami il ne tournerait plus que trois longs métrages. Il mettra ensuite fin à sa carrière de réalisateur
Publié le 10/01/2007 à 12:00 par Worldfantasy
Date de sortie : 27 Décembre 2006
Réalisé par Nancy Meyers
Avec Cameron Diaz, Kate Winslet, Jude Law
Film américain. Genre : Comédie, Romance
Durée : 2h 11min. Année de production : 2006
Distribué par United International Pictures (UIP)
Histoire:
Une Américaine (Amanda) et une Anglaise (Iris), toutes deux déçues des hommes, décident, sans se connaître, d'échanger leurs appartements. Iris, va débarquer dans une demeure de rêve tandis que la distinguée Amanda découvre une petite maison de campagne sans prétentions. Les deux femmes pensent passer de paisibles vacances loin de la gente masculine, mais c'était sans compter l'arrivée du frère d'Iris dans la vie d'Amanda, et la rencontre de Miles pour Iris.
Secrets de Tournage:
La réalisatrice
A la fois scénariste, réalisatrice et productrice, la filmographie de la réalisatrice Nancy Meyers, comprend plusieurs comédies dont Ce que veulent les femmes et Tout peut arriver avec Jack Nicholson et Diane Keaton. Cette dernière a également joué dans Baby Boom écrit par Nancy Meyers.
Une histoire inspirée d'une nouvelle pratique
Nancy Meyers a trouvé l'inspiration de départ de The Holiday sur Internet, en découvrant un site spécialisé dans les trocs de maisons. Le scénario est basé sur le concept des échanges de logements entre personnes vivants dans des villes, régions ou pays différents.
Un compositeur célèbre
C'est Hans Zimmer, célèbre compositeur qui est en charge de la musique du film. Celui-ci a notamment composé la musique de Pirates des Caraïbes, Da Vinci code, et du film d'animation Gang de requins.
Des rôles de composition
Lors de l'écriture du scénario, Nancy Meyers avait déjà en tête Cameron Diaz, Kate Winslet, Jude Law et Jack Black. Les personnages ont donc été créés sur mesure. C'est après avoir vu Rock academy que la réalisatrice a écrit le rôle de Miles spécialement pour Jack Black sans savoir si celui-ci allait accepter.
Un tournage musical
La réalisatrice, qui écrit en écoutant de la musique, crée l'ambiance sur le plateau en faisant jouer les morceaux qu'elle écoutait lors de l'écriture. L'ambiance lors du tournage est plus détendue et les comédiens jouent en fonction du rythme de la musique. Sur le tournage de The Holiday, Nancy Meyers gratifia l'équipe d'une vaste sélection d'airs et de musiques.
Un mariage de classicisme et de modernité
Nancy Meyers a demandé à Jude Law de visionner plusieurs films de Cary Grant afin de l'observer face à ses partenaires féminines. L'acteur anglais s'est inspiré de la manière dont jouait Cary Grant pour incarner le rôle de Graham. Jude Law avoue être fier d'avoir ainsi contribué au subtil mariage de classicisme et de modernité qu'incarne The Holiday.
Une scène inspirée du travail de Claude Lelouch
La scène de la promenade d'Amanda et Graham dans le jardin anglais a été traîtée par Nancy Meyers sous la forme d'une séquence de montage dans le style des années soixante. La réalisatrice avoue s'être inspirée du travail de Claude Lelouch dont elle est fan.
Un conseiller particulier
L'acteur Eli Wallach a fait profiter l'équipe de ses souvenirs personnels. Pour la préparation d'une scène d'ivresse, il donna à Jude Law des conseils reçus de John Huston lors du tournage du film Les Désaxés.
Changement de registre pour Kate Winslet
The Holiday offre à Kate Winslet un changement de registre bienvenu. L'actrice anglaise de Raison et sentiments, Titanic et Eternal sunshine of the spotless mind, trouve, grâce à Nancy Meyers, un rôle plus léger en interprétant une jeune femme anglaise dans cette comédie contemporaine.
Deuxième pour Jude Law et Kate Winslet
C'est la seconde fois que les deux acteurs anglais, Jude Law et Kate Winslet, se retrouvent à l'affiche d'un même film puisqu'ils ont déjà tourné ensemble dans le film de Steven Zaillian, Les Fous du roi.
Trois acteurs habitués au doublage
Cameron Diaz, Jack Black et Kate Winslet ont tous trois doublés des films d'animation. Cameron Diaz est Fiona dans Shrek, Jack Black est le voix de Zeke dans L'Age de glace et Lenny dans Gang de requins tandis que Kate Winslet est la voix originale de Rita dans Souris City. Jude Law est donc le seul du casting de The Holiday a ne s'être pas encore essayé au doublage de film d'animation.
Hommes / Femmes mode d'emploi
Dans ses comédies, Nancy Meyers a la particularité de présenter la société actuelle à travers les rapports hommes / femmes. Ses comédies montrent la société contemporaine sous un regard féminin
Publié le 10/01/2007 à 12:00 par Worldfantasy
Date de sortie : 29 Novembre 2006
Réalisé par Martin Scorsese
Avec Leonardo DiCaprio, Matt Damon, Jack Nicholson
Film américain. Genre : Policier, Thriller, Drame
Durée : 2h 30min. Année de production : 2006
Des images ou des idées peuvent choquer
Titre original : The Departed
Remake de Infernal affairs
Distribué par TFM Distribution
Histoire:
A Boston, une lutte sans merci oppose la police à la pègre irlandaise.
Pour mettre fin au règne du parrain Frank Costello, la police infiltre son gang avec "un bleu" issu des bas quartiers, Billy Costigan.
Tandis que Billy s'efforce de gagner la confiance du malfrat vieillissant, Colin Sullivan entre dans la police au sein de l'Unité des Enquêtes Spéciales, chargée d'éliminer Costello. Mais Colin fonctionne en "sous-marin" et informe Costello des opérations qui se trament contre lui.
Risquant à tout moment d'être démasqués, Billy et Colin sont contraints de mener une double vie qui leur fait perdre leurs repères et leur identité.
Traquenards et contre-offensives s'enchaînent jusqu'au jour où chaque camp réalise qu'il héberge une taupe. Une course contre la montre s'engage entre les deux hommes avec un seul objectif : découvrir l'identité de l'autre sous peine d'y laisser sa peau...
Secrets de Tournage:
Inspiré d''"Infernal affairs"
Les Infiltrés est l'adaptation hollywoodienne du long métrage hongkongais Infernal affairs d'Andrew Lau. Dans l'oeuvre originale, l'action se déroule à Hong-Kong, Tony Leung Chiu Wai jouant un policier infiltré dans les triades, alors qu'Andy Lau interprète un truand devenu policier. Martin Scorsese a transposé l'action de ce thriller dans la mafia irlandaise de Boston, Leonardo DiCaprio reprenant le rôle de Tony Leung Chiu Wai et Matt Damon celui d'Andy Lau.
Les "Affairs" de Scorsese...
Le réalisateur Martin Scorsese évoque Infernal affairs, dont est inspiré Les Infiltrés : "Infernal affairs est un très bon exemple de ce que j'aime dans le cinéma de Hong-Kong. Les Infiltrés n'est pas, pour autant, un remake de ce film. Il s'inspire de l'intrigue originale, mais l'univers qu'a imaginé William Monahan est très différent. J'ai mis un certain temps à lire ce script, parce que j'ai tout de suite commencé à visualiser l'action, à m'imprégner de l'histoire et des protagonistes. J'ai été frappé, notamment, par l'approche des personnages et de leur vision du monde. Ce traitement sans compromis m'a séduit et donné envie de réaliser le film."
L'adaptation d'un brûlot hongkongais
Le scénariste William Monahan évoque le travail d'adaptation qu'il a effectué à partir du long métrage hongkongais Infernal affairs : "Je n'ai pas souhaité voir Infernal affairs avant de transposer cette histoire, et c'est à partir d'une traduction du scénario chinois que j'ai travaillé. Sa ligne directrice, d'une grande ingéniosité, m'a permis de créer de nouveaux personnages. J'aimais beaucoup la duplicité des deux protagonistes originaux, mais mon scénario met d'abord l'accent sur les drames qui adviennent lorsqu'un homme s'écarte de la route que lui trace la vie."
Les retrouvailles Scorsese/DiCaprio
Les Infiltrés marque la troisième collaboration entre Martin Scorsese, le réalisateur de Taxi Driver, et Leonardo DiCaprio, l'acteur de Titanic. Leur relation a débuté en 2003 avec le drame historique Gangs of New York, puis s'est poursuivie deux ans plus tard avec Aviator, le biopic sur Howard Hughes.
DiCaprio : la "corruption de certains systèmes"
Leonardo DiCaprio, qui travaille pour la troisième fois avec Martin Scorsese, note : "Les Infiltrés ne ressemble à aucun des "films de gangsters" de Martin. Son contexte est totalement distinct, au moins pour trois raisons : parce qu'il y est question de la pègre irlandaise, de la police et de la corruption, et parce que Boston constitue un tout autre environnement que New York. Cette histoire parle finalement de l'Amérique et de la corruption de certains systèmes à l'échelle d'une nation."
Nicholson et Scorsese : la rencontre de deux géants
Aussi étonnant que cela puisse paraître, Jack Nicholson, l'une des vedettes des Infiltrés, n'avait jamais joué sous la direction de Martin Scorsese auparavant. Le cinéaste raconte : "Nous nous connaissons depuis plus de trente ans. Cela ne s'était encore jamais traduit au cinéma, et j'étais curieux de savoir si Jack serait tenté par ce rôle. Mon attente a été récompensée : nous nous sommes vraiment éclatés sur ce film." Le producteur Graham King pousruit : "La première fois que Martin a mentionné Jack pour ce rôle, j'ai cru que nous délirions tous les deux, mais le rêve est devenu réalité, et Jack a hissé ce personnage à un niveau dont lui seul a le secret. Le film regorge de ses touches caractéristiques, qui sont tout bonnement formidables."
L'ombre de De Niro
Robert De Niro, fidèle complice de Martin Scorsese, aurait dû jouer dans Les Infiltrés. L'acteur aurait du incarner le personnage de Frank Costello, finalement campé par Jack Nicholson. C'est son engagement à la réalisation de The Good Shepherd qui empêcha De Niro de s'illustrer sur le plateau des Infiltrés. A noter par ailleurs que Leonardo DiCaprio, qui devait jouer dans The Good Shepherd (et dans lequel s'illustre... Matt Damon !) a effectué le chemin inverse pour figurer au casting des Infiltrés.
Brad Pitt à la production
Les Infiltrés bénéficie de la présence du comédien Brad Pitt à la production, via sa compagnie Plan B, fondée avec sa compagne Jennifer Aniston. Un Brad Pitt qui devait, à l'origine du projet, incarner le personnage de Collin Sullivan, finalement dévolu à Matt Damon.
Une inconnue privilégiée
A l'origine, Martin Scorsese voulait confier le rôle féminin principal des Infiltrés à une actrice de renom. Kate Winslet et Hilary Swank furent ainsi pressenties. Mais au fur et à mesure de la production, le cinéaste décida plutôt de se tourner vers une actrice moins connue : c'est Vera Farmiga, vue notamment aux génériques de 15 minutes et Un crime dans la tête, qui fut choisie.
Un conseiller technique de renom
Les Infiltrés a pu bénéficier du soutien quotidien de Tom Duffy, conseiller technique sur toute la préparation du film. Cet Américain fit partie, durant de nombreuses années, de l'Unité des Enquêtes Spéciales du Massachusetts, dédiée à la lutte contre la criminalité organisée. Retraité après trois décennies de bons et loyaux services, il se révéla, à l'occasion de son premier tournage, une irremplaçable mine d'informations. De son côté, Duffy put apprécier la minutie de Martin Scorsese. Il raconte au sujet du cinéaste : "Son exigence de vérité, son souci du détail juste m'ont impressionné. Nous avons fait ensemble un gros effort pour que tout soit authentique, tant en ce qui concerne les procédures et opérations policières que la psychologie des agents. Je trouve le film étonnamment réaliste."
Un tournage à Boston
L'action des Infiltrés se déroule à Boston, une nouveauté pour le New-Yorkais Martin Scorsese. La quasi-totalité des extérieurs du long métrage a été filmée à Boston, ainsi que dans les proches banlieues de Braintree, Quincy et Dorchester. Une bonne partie des intérieurs furent réalisés à Brooklyn, un des rares quartiers de New York à pouvoir "doubler" la capitale du Massachusetts.
Publié le 10/01/2007 à 12:00 par Worldfantasy
Date de sortie : 03 Janvier 2007
Réalisé par Ridley Scott
Avec Russell Crowe, Albert Finney, Marion Cotillard
Film américain. Genre : Comédie
Durée : 1h 58min. Année de production : 2004
Titre original : A Good Year
Distribué par Twentieth Century Fox France
Histoire:
Max Skinner, un banquier d'affaires anglais, hérite du vignoble provençal où il passait autrefois ses vacances d'été aux côtés de son oncle. Il y retrouve Francis Duflot, le vigneron qu'il a connu enfant et qui veille depuis trente ans sur les cépages.
Alors qu'il prend possession de ses terres, Max apprend qu'il est suspendu suite à une de ses transactions douteuses. Il se résout à s'installer quelque temps dans la propriété. Sachant qu'un château et un vignoble peuvent valoir plusieurs millions de dollars si le vin est bon, il envisage de vendre. Pourtant, il faut se rendre à l'évidence : le domaine ne produit qu'une horrible vinasse.
Max commence peu à peu à goûter la douceur de la vie provençale, mais une jeune Californienne, Christie Roberts, débarque soudain et prétend qu'elle est la fille illégitime de l'oncle décédé, ce qui pourrait faire d'elle l'héritière du domaine...
Secrets de Tournage:
La douceur de vivre provencale : du roman à l'écran
Une grande année est l'adaptation sur grand écran du roman A good year, du Britannique Peter Mayle, paru en 2004. Peter Mayle a abandonné une carrière brillante dans la publicité pour devenir écrivain. Depuis vingt ans, il écrit sur la douceur de vivre en Provence. Ses personnages truculents, sa peinture colorée et pleine d'humour d'un certain art de vivre à la provençale, des Français et de leur amour de la vie et du vin sont unanimement appréciés. Son premier livre, Une année en Provence, a été un best-seller international vendu à plus de cinq millions d'exemplaires dans vingt-huit langues depuis sa parution en 1991.
La naissance d'un bon cru...
L'histoire du long métrage Une grande année a débuté lorsque Ridley Scott et l'écrivain Peter Mayle, amis depuis les années 70, se sont retrouvés autour d'une bonne bouteille de vin à la fin du 20e siècle. Peter se souvient : "Ridley est arrivé avec un article de journal qui parlait de nouveaux vins de Bordeaux, des "vins de garage", qui atteignaient des prix astronomiques sans avoir ni château, ni pedigree. Et pourtant, les gens payaient des fortunes pour s'en procurer." Ridley Scott enchaîne : "J'avais repéré cet article dans la section affaires du Times. Il y était question d'un vignoble français qui vendait des vins de garage pour plus de 45 000 euros la caisse. C'est un article de 1996, que j'ai conservé. Je cherchais à l'époque une occasion de revenir tourner un film en France, et cette histoire m'a semblé parfaite. J'ai parlé de l'idée à Peter, et il m'a dit : "Ca ferait un bon roman." Je lui ai alors dit : "Tu écris le livre, et moi j'en achète les droits pour en faire un film..." Il a écrit le livre, avec le succès que l'on sait, et voilà !"
Ridley Scott / Russell Crowe : retrouvailles ensoleillées
Avec Une grande année, le réalisateur Ridley Scott retrouve Russell Crowe six ans après lui avoir fait incarner l'impressionnant Gladiator. Un Russell Crowe qui voit une évolution dans les personnages qu'il incarne dans ces deux films : "Lorsque Ridley et moi avions travaillé ensemble sur Gladiator, nous abordions le thème de la mort. Ici, nous parlons du thème de la renaissance, de quelqu'un qui n'a pas vraiment compris ce qui compte dans la vie et qui "revit" suite à son expérience en Provence. Chacun des personnages de cette histoire vit une situation qui change sa vie, pour le meilleur."
Russell le provençal
Russell Crowe a vécu en Provence durant les deux mois du tournage d'Une grande année, film qu'il définit comme "une comédie sur un homme perdu hors de son milieu, et aussi sur le mûrissement d'un être. Le tout avec beaucoup d'humanité, ce qui lui apporte un grand réalisme." Sur la Provence, il ne tarit pas d'éloge en comparant la région française à l'Australie de son enfance : "J'aime me réveiller en Provence. Il y a quelque chose d'unique dans cette région, le Lubéron. Je crois que cela a quelque chose à voir avec sa fertilité. La lumière m'y fait penser à celle de l'Australie, les bleus, les roses, l'orange du ciel... Je me sens bien là-bas."
Cocorico !
De nombreux comédiens français figurent au casting d'Une grande année. Deux d'entres ont des rôles principaux : Marion Cotillard, habituée depuis peu aux productions internationales (Big fish, Mary), incarne le personnage de Fanny, et Didier Bourdon, dont c'est le baptême du feu dans une production américaine, interprète le viticulteur Francis Duflot. A leurs côtés apparaissent notamment Isabelle Candelier, Jacques Herlin et Gilles Gaston-Dreyfus. L'Italienne Valeria Bruni Tedeschi, qui travaille beaucoup en France, est également de la partie .
Publié le 10/01/2007 à 12:00 par Worldfantasy
Date de sortie : 13 Décembre 2006
Réalisé par Tony Scott
Avec Denzel Washington, Jim Caviezel, Paula Patton
Film américain. Genre : Policier, Fantastique
Durée : 2h 10min. Année de production : 2005
Distribué par Buena Vista International
Histoire:
Alors qu'il enquête sur l'explosion d'une bombe sur un ferry à la Nouvelle Orléans, l'agent Doug Carlin se voit enrôlé au sein d'une nouvelle cellule du FBI ayant accès à un appareil gouvernemental top secret permettant d'ouvrir une "fenêtre sur le temps", et ainsi de retrouver les preuves nécessaires à l'arrestation d'importants criminels. Cette fenêtre permet d'observer des évènements dans le passé s'étant déroulés quatre jours, six heures et quelques minutes auparavant... pas une de plus, pas une de moins.
Durant son investigation, Doug va découvrir que ce que la plupart des gens pensent n'être qu'un effet de leur mémoire est en fait un don bien plus précieux, une force qui le mènera vers une course contre la montre pour sauver des centaines d'innocents.
Secrets de Tournage:
On ne change pas une équipe qui gagne!
Il s'agit du sixième projet commun de Tony Scott et du producteur Jerry Bruckheimer après Top Gun, Le Flic de Beverly Hills 2, Jours de tonnerre, USS Alabama et Ennemi d'Etat. Déja vu est aussi le troisième film de Tony Scott avec l'acteur Denzel Washington qui a déja joué dans USS Alabama et Man on Fire.
Le scénario
Lors de la lecture du scénario de Déjà vu, Jerry Bruckheimer, a été d'emblée séduit par le projet: " Le concept était original, le suspense réel, et l'histoire d'amour résolument différente de ce qu'on a déjà pu voir au cinéma. Quarante-huit heures après avoir reçu le scénario, nous l'achetions. ". Le scénariste Terry Rossio avait déjà collaboré avec Jerry Bruckheimer sur la trilogie de Pirates des Caraïbes. Bill Marsilli aussi scénariste de Déjà vu et Terry Rossio se sont rencontrés sur un forum internet où ils s'entretenaient avec des scénaristes débutants. Ils ont continué à s'échanger des concepts de scénarios par mail, puis ils ont ensuite développé le projet de Déjà vu.
Le casting
La distribution de Déjà vu réunit des acteurs confirmés comme Jim Caviezel qui interpréte le rôle du suspect Carroll Oerstadt : " Je n'ai pas pu résister au mélange de coups de théâtre et de questions passionnantes sur la nature de la réalité ! C'est une histoire très complexe, mais qui mieux que Jerry Bruckheimer et Tony Scott pouvaient en faire une telle expérience de cinéma ? C'est un thriller à couper le souffle qui ouvre des perspectives fascinantes et fait intervenir le visible et l'invisible... ". Paula Patton fait aussi parti du casting, elle incarne le rôle de Claire Kuchever, une femme forte et courageuse. Ce film lui a aussi donné l'occasion de touner au côté de Denzel Washington , avec lequel elle a entretenu de bons rapports pendant le tournage : " Travailler avec Denzel est comme de jouer avec un musicien de jazz. Il suit le scénario mais est capable de partir dans d'autres directions. Il a une totale confiance en son instinct. Cela demande une vigilance constante de la part de ses partenaires, parce qu'on ne sait jamais où il va s'aventurer! ". Quant à Val Kilmer, il retrouve Tony Scott avec lequel il avait collaboré dans Top Gun.
Vis ma vie d'agent secret
Pour bien se préparer au rôle d'un agent de la Brigade ATF (Alcohol, Tobacco and Firearms), Denzel Washington a fréquenté Jerry Ruden, véritable agent de la Brigade pendant 20 ans. Il a notamment enquêté sur l'explosion de l'Alfred E.Murrah Building et sur l'affaire de la voiture piégée près du World Trade Center en 1993. Jerry Ruden a également travaillé avec le producteur et Jim Caviezel , pour dresser un portait réaliste d'un poseur de bombe. Son aide a permis de donner une certaine authenticité au scénario.
Une histoire d'amour à l'envers
L'histoire d'amour racontée à l'envers dans le scénario de Déja vu a particulièrement plu à Denzel Washington: "Je n'étais pas seulements fasciné par le côté thriller de l'histoire, mais surtout par l'étrange relation qui se noue entre mon personnage et celui de Paula Patton: j'aime cette idée que c'est une histoire d'amour à l'envers où mon personnage rencontre une jeune femme morte avant même qu'il la connaisse et qui se voit offrir une chance de la voir en vie. Ca semble compliqué à première vue, mais avec Tony Scott et Jerry Bruckheimer impliqués dans le projet, je savais que ça allait donner quelque chose de grandiose".
La théorie du déja- vu
Psychanalystes, médecins et scientifiques partagent leurs points de vue sur la théorie du déja- vu. Les neurologues pensent que l'impression de déjà-vu se produit lorsque le cerveau se " bloque " sur un un détail (une odeur, un son, une image) dont la familiarité engendre une confusion entre le passé, le présent pendant une fraction de seconde. Quant aux médecins, ils ont constaté que cette sensation de déjà-vu se manifeste lorsque le patient a subi des attaques cérébrales. Les psychanalystes sont pour l'hypothése que le déjà-vu est une forme " d'accomplissement des souhaits ", dans lequel des désirs psychologiques profonds remontent à la surface comme ils le font durant les rêves, mais à l'état de veille. Pour ceux qui croient à la réincarnation, les episodes de déjà-vu sont des preuves de la mémoire des vies antérieures. Pour développer l'intrigue du film, Tony Scott et Jerry Bruckheimer se sont surtout attachés à la théorie des scientifiques qui pensent que la sensation de déjà-vu pourrait être le résultat d'univers parallèles interférant accidentellement lorsque la trame de l'espace-temps est interrompue. Ils ont fait appel à des physiciens dont le Dr Brian Greene, qui leur ont expliqués des théories sur le voyage dans le temps et les univers parallèles. Tony Scott explique :"Je veux que les spectateurs quittent les salles en se disant que ce genre de voyage dans le temps est réellement possible. Si la technologie nécessaire n'existe pas encore, les scientifiques le rendront possible demain."
Le monde fascinant de "Déjà vu"
Le producteur Jerry Bruckheimer explique en ces termes le concept de Déjà vu: " Nous sentions l'immense potentiel dramatique que comportait le scénario de Déja vu avec tout ce qu'il apportait autour de l'histoire d'amour. L'idée de pouvoir ramener à la vie une personne qu'on aime est un magnifique concept. Le scénario est riche en rebondissements, divertissant, et plein de romance. De plus, en amenant Tony Scott sur le projet, nous étions sûr que ce film serait rempli de scènes d'actions exaltantes. (...) Nous avions tous les deux le même objectif pour ce film: vous emmener pendant deux heures pour que vous oubliez tout et que vous vous perdiez dans la magie du spectacle. Qaund les lumières de la salle s'éteignent, vous êtes immergé dans un autre monde, le monde de Déja vu.
A la pointe de la technologie
Les effets visuels sont spectaculaires grâce aux procédés techniques utilisés dans le film. Ainsi Tony Scott, s'est servi de plusieurs caméras, dont la caméra haute définition Genesis qui permet des éclairage très faibles sans altérer la qualité de l'image. La caméra Tim Track de Digital Air permet de donner l'impression d'un mouvement figé dans le temps alors que la caméra Lidar permet de scanner les structures comme avec la maison de Claire. Le réalisateur explique : " Pour moi, ces caméras ont été autant d'outils pour l'enquête qu'est le film. Tous les styles d'images de DEJA VU s'unissent pour rendre plus convaincant encore le mélange d'histoire d'amour, d'enquête criminelle et de voyage dans le temps. ". Des techniques militaires ont été aussi employées dans le film , tels que l'infrarouge, l'imagerie thermique par heat impulse, ajoutent une dimension réaliste au film.
Tournage à risque
Sur le tournage, Tony Scott a mis les acteurs à rude épreuve. Ils ont chacun eu droit à des exercices périlleux. Ainsi Paula Patton a tourné une scène sous l'eau dans le Mississippi, les mains liées, et sans bouée de protection. Quant à Denzel Washington, pendant qu'il tournait sous le pont de Mississipi, il a du grimper par dessus des grilles pour se retrouver ensuite sur des planches étroites à 100 m de haut environ. Jim Caviezel a eu droit à un exercice différent. Protégé par une cage en acier, une voiture devait foncer sur lui , il raconte : " Ils m'ont mis dans une cage et ont lancé deux voitures sur moi ! Je n'arrêtais pas de penser que si la cage cédait, je n'aurais plus de jambes... "
Une extraordinaire poursuite en voiture
A l'instar de Joel Silver pour Matrix reloaded, le producteur Jerry Bruckheimer est particulièrement fier de la scène de poursuite en voiture qui risque de révolutionner le genre selon lui: " La poursuite en voiture dans ce film est vraiment impressionnante. On n'a jamais rien vu de pareil!. C'est une course poursuite qui se déroule sur deux espaces temporels, et en plein trafic. A un moment, Denzel fait demi-tour et roule à contre-sens. En l'espace de 15 secondes, il y a cinq voitures qui explosent et qui se crashent. C'est vraiment étonnant !"
Pour une seconde...
Une équipe spéciale a été assignée pour capturer les millions d'images qui défilent sur les 72 écrans de surveillance du Laboratoire. Au final, cette équipe aura filmé 500 heures de vidéo et d'images pour qu'elles n'apparaissent qu'un court instant sur chaque écran.
Ouragan sur le film
Tony Scott a failli ne pas réaliser le film. En effet, suite aux ravages de l'ouragan Katrina en octobre 2005, il était impossible de tourner en Nouvelle-Orléans, l'un des principaux décors du film. Déçu, Tony Scott a quitté le projet, entraînant avec lui le désistement de l'acteur prinicipal Denzel Washington. Mais finalement, le Bureau du Film et de la Télévison de Louisiane a convaincu les producteurs des bonnes conditions de tournage, voyant dans ce film l'occasion de ramener une belle image de la région. Une partie des employés de l'équipe du film ont d'ailleurs été engagés sur place, ce qui a aidé à relancer l'économie. Le tournage a donc commencé en janvier 2006 comme c'était prévu initialement. Déja vu est considéré comme la première fiction post-Katrina.
Témoin d'un désastre
Denzel Washington a été extrêmement touché par cette région sinistrée de la Nouvelle Orléans qui essayait d'émerger des décombres causés par l'ouragan Katrina : " J'ai été vraiment ému par les gens que j'ai rencontré et qui se battaient pour reprendre leurs vies. Je prenais la voiture tous les jours et je circulais autour de la ville pour parcourir des kilomètres et des kilomètres de dévastation. Je n'oublierais jamais ce que j'ai pu voir".